Le complotisme. Et après?

10 novembre 2020

Ceux qui parlent de complot sont des complotistes. Ils sont fous ou écervelés, c’est bien connu. Pourquoi donc une poignée d’individus, qui serait déjà privilégiée et au dessus des lois humaines, comploterait contre 99% de la population mondiale ? Ça n’a aucun sens.

Une organisation pyramidale, s’organisant en groupements, ramifications et organismes mondiaux qui viserait à assujettir (au mieux), réduire (au pire), la majeure partie de la planète ? Allons, soyez sérieux.

D’ailleurs c’est impensable. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. A moins… à moins que ce soit une illusion et que l’humanité soit placée sous hypnose. Qu’on ait affaire à une gigantesque propagande mondiale savamment orchestrée, une manipulation de masse dans laquelle les médias et le système éducatif jouent un rôle de premier plan, et ce depuis des décennies, des siècles même.

A moins que l’on vive sans s’en rendre compte une forme de dictature déguisée en démocratie et que l’on nous maintienne dans la peur et la confusion, ballottés d’informations contradictoires et noyés de distractions imbécilisantes jusqu’à nous priver de penser, de réagir.

A moins tout simplement que rien ne soit tout blanc ou tout noir, tout vrai ou tout faux. Ou qu’il semble que ce que l’on nous dit faux soit vrai et inversement. Car la vie sur terre est duelle, remplie de combats et d’allégresse, d’échecs et de victoire, de pessimisme et de confiance, de peur et d’amour.

On a à se poser des questions et faire des choix en conscience. Qui cherche trouve la vérité, les vérités. En soi d’abord, en son cœur.

Personnellement j’émets des doutes sur la véracité des décisions prises par mon gouvernement et je me questionne sérieusement sur leurs objectifs et sur l’avenir de l’humanité dans le contexte actuel. Alors je dois être complotiste.

Qui parle de dictature est complotiste. Qui cherche la vérité ailleurs que dans la pensée unique véhiculée par les médias est complotiste. Qui remet en cause le gouverne-ment est complotiste. Qui dénonce des crimes organisés à grande échelle est complotiste.

Être complotiste, c’est être dissident, désobéissant, indiscipliné, c’est être un résistant. C’est ne pas rentrer dans le rang aveuglément.

C’est dénoncer et ne pas vouloir obéir à une autorité abusant de son pouvoir et dictant des règles dénuées de bon sens, d’égalité et de justice.

Oser penser par soi-même, en son âme et conscience, s’autoriser à percevoir au delà du voile opaque qui devient de plus en plus visible est une nécessité et une responsabilité. Somme toute il est vrai, ça demande parfois de prendre des risques et de sortir de sa zone de confort, en bref, du courage. Tu consens, toi, à obéir aux injonctions ? Vois-tu seulement comme la propagande de la peur s’intensifie, comme nous sommes malmenés? Oui ? Hé ho, tu serais pas un peu complotiste, dis?!

Je vais te dire : ce sont les rebelles, les inventeurs et les poètes qui changent le monde, pas ceux qui obéissent, par peur, par paresse ou ignorance.

Il est plus que jamais temps de choisir son camp et d’agir, pour créer un nouveau monde car le déni et la passivité sont une forme d’acquiescement. Qui ne dit mot consent. Râler sur les réseaux sociaux en se conformant et ne vouloir rien changer dans sa vie est contre-productif, c’est donner son pouvoir à d’autres.

Les lanceurs d’alerte alertent, les crieurs de vérité crient, parfois au péril de leur carrière, parfois au péril de leur vie. Qu’ils soient médecins, avocats, enseignants, scientifiques, entrepreneurs, journalistes, citoyens, il semble qu’ils soient nombreux à dire que le monde ne tourne pas rond, qu’il y a une masse de cheveux dans le potage qui donne un goût abject. Oui, la vérité fait parfois mal. C’est une étape à passer avant des jours meilleurs, si on souhaite y contribuer.

Non ce n’est pas de l’idéalisme, de la naïveté,de la fabulation ou du fantasme, je ne suis pas « complotistounours », « éco-anarchiste », « gourouisée » ou que sais-je, je n’attend pas un maître ou un messie. Je crois en moi, en mon discernement, en ma souveraineté et en mon droit à la liberté. Je ne suis pas naturellement docile, certes, je suis de celle qui ne veut pas recevoir d’ordre pour mener sa vie, qui veut respirer et vivre librement, qui ne souhaite pas être esclave d’un système sans âme, anti-vie et hors d’âge.

Choisis ton camp. Le déni, les œillères, ça a assez duré. Ça ne fait qu’alimenter le côté obscur de la force, celui en lequel on te fait croire que la vie est rude, que le travail c’est la santé, qu’être gentil est une hérésie ou une faiblesse, que consommer et posséder rend heureux, qu’aimer son prochain comme soi-même n’apporte que des désillusions.

Ce système joue de l’infantilisation et de la culpabilisation pour notre bien, il va de soi. Ou pas.

Je choisis de suivre la lumière car elle éclaire les temps d’obscurité que nous vivons et guide sur le chemin d’une nouvelle humanité, sans tomber. Je préfère me laisser guider par l’amour, par le bon sens, par le respect du vivant. Je ne suis pas aveugle, j’ai les yeux grands ouverts. Et quand je les ferme, je vois un avenir meilleur.

Nous apprend t-on à nous aimer nous-même, penser par nous-même ? Nous apprend t-on que nos pensées et nos croyances créent notre réalité ? Est-ce vraiment si aberrant de croire que depuis des millénaires des initiés hauts placés gardent ce savoir bien gardé ? Si toi tu ne l’as pas compris, d’autres savent que tu as ce pouvoir, ce pouvoir de créer.

La vérité, alors que tout pousse à croire que nous sommes séparés, c’est que nous pouvons être solidaires et unis et que nous sommes tous interconnectés.

Et puissants, individuellement et collectivement. C’est vrai, on nous a appris à se méfier des autres ou à se dévouer pour eux. La vérité est peut-être entre les deux, et surtout en soi-même, validé par et pour soi-même.

Si le monde te convient comme il est alors grand bien te fasse, continue le jeu. Leur jeu ? Si tu veux jouer à autre chose, viens, jouons, car ensemble on est plus fort, ensemble on crée un monde meilleur. Si on le veut vraiment, ensemble, on peut faire de nos rêves une réalité.

PS : Et l’humanité se réveilla enfin de la torpeur et le règne des comploteurs prit fin. Les complotistes, eux, eurent de nombreux enfants, libres et heureux.

Texte en entier ici et autre mise en page ici : https://inspirant-e.com/pensee/carnets/comploteurs-complotistes

Texte et photo © Roxane Petitier